La forêt de Vallenay

LA FORET DE VALLENAY

Le massif forestier du Bois de Bigny

 

Origines : Cette forêt appartint aux seigneurs de Bigny propriétaires de la quasi totalité des terres de la Commune de Vallenay et propriétaires de terrains sur les communes voisines.

1573 : Par acte de transaction, le droit d’usage pour les habitants de Vallenay est reconnu à soixante et onze d’entre eux dans certains cantons de la forêt.

1774 : Les cantons reconnus pour l’usage des habitants de Vallenay sont modifiés et le nombre des usagers est ramené à trente et un . Les cantons en question sont placés sous la surveillance et la conservation du Maître particulier des Eaux et Forêts de Cérilly (forêt de Tronçais).

Situation :

Sur les proches plateaux dominant la vallée du Cher, rive gauche.

Nature :

Taillis de charmes sous futaies de chênes.

Exploitation :

Avant 1940 : Propriété de la famille de Bigny. Exploitation rationnelle par coupes périodiques. Bois de travail – bois de chauffage – charbon de bois (alimentation du haut-fourneau des forges de Bigny jusqu’en 1880 environ) . Entretien des allées en raison des chasses à courre qui y sont organisées jusqu’en 1926.

Après 1945 :

La propriété passe de mains en mains. Son exploitation est poussée au maximum en ce qui concerne le bois d’œuvre ; en 1952, les plus gros des énormes chênes sont abattus et expédiés en Suède pour tranchage et déroulage. La cime n’est pas exploitée. Au fur et à mesure des changements de propriétaires, le diamètre des chênes exploités diminue. En 1970, ceux n’atteignant pas 30 cm de diamètre sont arrachés et brûlés avec le taillis.

Le déboisement :

Son ampleur : plus de 530 hectares sur 770 existants sur le territoire de la commune . 70% des forêts ont disparu.

Son incohérence :

1)1963 : 44 hectares sont plantés en sapins à l’issue d’exploitation à blanc. 1969 : ils sont arrachés.

2)Pas d’analyse préalable du sol de la forêt destinée à devenir terrain de culture céréalière.

3)On ne consulte pas en mairie l’étude hydrogéologique réalisée en 1942 lors d’un projet d’adduction d’eau potable. Cette erreur semble inexplicable au niveau administratif (dispensateur des autorisations de déboisement). Le Service des Contributions directes sait établir la différence entre Champagne et Boischaut sous la forme d’impositions différentes sur les bénéfices agricoles. Il semblerait que les Services Départementaux de l’Agriculture ignorent cette particularité. Le souci de satisfaire aux demandes des propriétaires de forêts n’excuse pas :

-l’absence d’étude préalable sérieuse.

-L’absence de contrôle par les services spécialisés.

4)On ne demande pas l’avis des élus des populations concernées, alors qu’il s’agit de la préservation ou de la destruction d’un « élément de vie ».

Conséquences atmosphériques :

Pluviosité réduite. Le vent s’établit plus vite sur les grands espaces sans obstacles, il chasse les nuages. Les réserves hydrauliques du sous-sol sont en baisse (puits, abreuvoirs, sources). Violence accrue des orages qui stagnent sur la région (grêle plus fréquente).

Après les orages ou des pluies persistantes, inondation des bas quartiers du bourg de Vallenay.

Erosion et ravinement plus intenses. Pour l’environnement, destruction du paysage verdoyant ; disparition d’une faune sylvestre où abondaient muguet et champignons. Disparition des oiseaux, du gibier (chevreuils).

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